On parle beaucoup de création de contenu. On parle beaucoup de carrière. Mais on parle rarement de la réalité quand on essaie de faire les deux en même temps.
Parce qu’entre un CDI exigeant, des projets qui s’enchaînent, des réunions qui débordent… et cette petite voix qui te dit “Tu devrais publier sur LinkedIn, lancer ton podcast, partager ton expertise”, l’équation peut vite ressembler à un casse-tête.
Alors comment on fait pour équilibrer un job à plein temps et la création de contenu, sans s’épuiser, sans culpabiliser, et surtout… sans renoncer à ses ambitions ?
Et au passage : quelle est la différence entre Product Marketing et Growth Marketing, deux métiers qu’on confond encore trop souvent ?
C’est exactement ce qu’on explore dans cet épisode (et dans cet article), aux côtés d’une invitée qui incarne à merveille ce mélange d’expertise, d’audace et d’équilibre réaliste : Carlota Güell.
Carlota, elle est :
- Product Marketing Manager chez Decathlon Outdoor,
- Créatrice de Product Marketing Stories, le premier podcast sur le Product Marketing en France,
- Et surtout : une professionnelle qui a réussi à construire un média personnel solide en parallèle de son CDI , sans routine parfaite, sans grande théorie… mais avec beaucoup de clarté et une vision rare.
Dans notre conversation, on parle de carrière, de légitimité professionnelle, de syndrome de l’imposteur, de side-projects, d’organisation, et de ce que la création de contenu peut changer dans ton job… quand tu apprends à l’utiliser comme un levier, pas comme une charge.
Bref : si tu te demandes comment équilibrer CDI et création de contenu, comment développer ta légitimité grâce à un média, ou encore comment choisir entre Product Marketing et Growth Marketing… Tu es exactement au bon endroit.
La timeline de l’épisode ⤵️
Product Marketing vs Growth Marketing : comprendre la différence
Si tu travailles dans le marketing aujourd’hui, tu as forcément déjà vu passer cette confusion : Product Marketing vs Growth Marketing.
Deux métiers que l’on met parfois dans le même panier, alors qu’ils ne poursuivent pas du tout la même mission.
Et pourtant, comprendre cette différence change deux choses essentielles :
- comment tu te positionnes dans ton entreprise,
- comment tu crées du contenu pour construire ta légitimité professionnelle.
C’est d’ailleurs un point central de l’épisode : quand Carlota arrive chez Decathlon Outdoor en tant que Product Marketing Manager, elle constate immédiatement un fossé entre le produit d’un côté, et les équipes marketing & business de l’autre. Un vrai manque de pont entre ce qu’on construit et comment on en parle.
Et c’est précisément là que commence la différence.
Product Marketing : construire le bon message pour le bon produit, au bon public
Le Product Marketing, dans sa version la plus simple, c’est l’art de relier trois mondes :
- le produit,
- l’utilisateur,
- le marché.
C’est le métier qui s’assure qu’un produit a une place claire dans la tête des gens.
Carlota le dit très justement dans le podcast :
Tu peux avoir le meilleur produit du monde… si personne ne le comprend ou ne se sent concerné, il fera flop.
À l’inverse, un produit moyen peut exploser… si ton marketing fait rêver les mauvaises personnes et crée des attentes impossibles à tenir.
Le Product Marketing, c’est donc :
- définir le positionnement,
- clarifier les bénéfices et la promesse,
- comprendre profondément l’audience,
- identifier les bons canaux,
- soutenir le lancement, l’adoption, et la rétention.
Dit autrement :
👉 Le PMM ne “vend” pas. Il rend vendable.
Et c’est exactement pour cela que Carlota adore ce métier : il demande de traduire la vision produit en un message compréhensible, qui sert l’utilisateur et qui crée un impact business.
Growth Marketing : activer, mesurer, optimiser la croissance
Le Growth Marketing, c’est une autre partition.
Je vais dans le détail dans cet article-ci, mais là où le Product Marketing crée le cadre stratégique, le Growth cherche la preuve : qu’est-ce qui marche, qu’est-ce qui ne marche pas, et comment on accélère ?
Le growth, c’est :
- tester des hypothèses,
- générer de la traction,
- optimiser l’acquisition,
- améliorer les taux de conversion,
- trouver des boucles de croissance,
- analyser, itérer, recommencer.
Le growth est obsédé par une seule chose : le résultat.
Pas un résultat “buzz”, mais un résultat mesurable, concret, qui fait avancer le business.
C’est ce que j’explique souvent dans RAARRR : on ne fait pas du marketing pour faire “du joli marketing”. On le fait pour générer de la croissance réelle.
Le growth, c’est l’endroit où l’on prend les outils, les datas, les canaux, et où on les pousse dans leur retranchement.
👉 Le Growth ne définit pas la promesse : il prouve que la promesse tient la route. J’en parle aussi dans mon analyse dédiée à l’alignement entre growth marketing et objectifs business.
Pourquoi on confond souvent les deux (et pourquoi c’est dangereux)
Dans l’épisode, Carlota le dit très bien :
Dès qu’un métier est jeune, il faut évangéliser.
Et c’est exactement ce qui crée la confusion. Dans beaucoup d’entreprises :
- le PMM finit par faire de l’acquisition,
- le Growth finit par gérer du messaging produit,
- personne ne sait vraiment qui fait quoi,
- et on mélange fonction et responsabilité.
Résultat : on dilue les expertises, et on empêche chacun d’avoir un impact clair.
Quand on confond les deux métiers :
- on lance des features sans comprendre leur valeur,
- on communique sur des bénéfices que personne ne ressent,
- on optimise des campagnes qui ne mènent nulle part,
- on crée du contenu qui manque de profondeur ou de cohérence.
Et surtout…
👉 on perd l’occasion de créer un alignement naturel entre produit, marketing et contenu.
Pour que ce soit limpide :
| Product Marketing | Growth Marketing |
|---|---|
| Comprendre l’audience | Générer de la croissance |
| Positionner le produit | Tester, mesurer, optimiser |
| Construire les messages | Accelerer ce qui fonctionne |
| Soutenir adoption & rétention | Booster acquisition & conversion |
| Lien entre produit & marché | Lien entre données & actions |
En quoi cette différence est essentielle… surtout quand tu crées du contenu ?
C’est là que la conversation avec Carlota devient passionnante.
Parce qu’elle ne fait pas que dérouler une fiche métier : elle montre comment comprendre son rôle aide à mieux se raconter en ligne.
Si tu es PMM, ton contenu va naturellement porter sur :
- la compréhension utilisateur,
- le positionnement produit,
- les go-to-market,
- les apprentissages terrain.
Si tu es Growth, ton contenu va parler :
- d’expérimentations,
- de tests,
- de data,
- d’itérations,
- de performance.
C’est ce qui fait la différence de mon contenu par rapport à celui de Carlota : nous faisons toutes les deux sur marketing, mais dans deux branches complètement différentes
Ton contenu n’a pas besoin d’être “le plus parfait”, il doit être le plus aligné avec ton rôle réel.
Et c’est exactement ce que montre Carlota : son média Product Marketing Stories fonctionne parce qu’il est le prolongement direct de son expertise.
En créant du contenu aligné avec ton métier, tu gagnes :
- en clarté,
- en crédibilité,
- en confiance,
- en cohérence digitale,
- en opportunités professionnelles.
Bref : tu deviens rare quoi ! C’est la même logique que l’inbound : quand ton contenu travaille pour toi, tu n’as plus besoin de courir après les opportunités.
Comment équilibrer un CDI exigeant avec la création de contenu : la méthode réaliste
On voit partout des conseils sur “comment créer du contenu quand on a un job”.
Et très souvent, ça ressemble à :
→ « Réveille-toi à 5h. »
→ « Batch 40 posts d’un coup. »
→ « Organise-toi mieux. »
Sauf que dans la vraie vie, celle où tu enchaines des réunions, un manager, des deadlines, des projets produits qui bougent toutes les semaines : ça ne fonctionne pas toujours.
Et c’est exactement ce que Carlota partage dans l’épisode : l’équilibre parfait n’existe pas.
Il ne s’agit pas de maîtriser son temps à 100 %, mais d’apprendre à composer avec lui. Voici une méthode réaliste, testée, incarnée, qui correspond à la vérité d’une personne qui gère un CDI exigeant, un podcast entier, du contenu LinkedIn, et… une vie personnelle (oui, ça compte) !
1. Accepter que l’équilibre parfait n’existe pas
C’est LA phrase qui pose les fondations :
J’ai abandonné l’idée de trouver un équilibre.
Et paradoxalement, c’est ça qui libère.
Le problème n’est pas le temps.
Le problème, c’est l’injonction à devoir le contrôler, le structurer, le rentabiliser, comme si on était une machine.
Ce que rappelle Carlota :
- les semaines ne se ressemblent jamais,
- l’énergie n’est pas linéaire,
- les projets n’attendent pas ton calendrier Notion,
- et c’est OK.
Tant qu’on reste dans la quête de “la routine parfaite”, on s’empêche d’avancer.
Mais dès qu’on accepte que la régularité n’est pas une obligation, on retrouve de la place pour créer.
👉 La création n’aime pas les carcans. Elle aime la disponibilité intérieure.
2. Organiser son temps quand on crée du contenu… sans s’épuiser
Contrairement aux discours ultra-optimisés qu’on voit en ligne, Carlota n’a pas un système robotique de productivité.
Elle fonctionne par fenêtre, pas par routine.
Ce que Carlota fait (et que tu peux faire aussi) :
- Elle profite des temps morts : un train, un déplacement, un moment calme… toute occasion est bonne à prendre !
- Elle pense sa semaine en amont, mais jamais “à la minute près”.
- Elle anticipe intelligemment :
👉 les épisodes sont enregistrés longtemps à l’avance,
👉 le montage est délégué,
👉 les tâches lourdes sont planifiées sur les périodes de haute énergie. - Elle adapte sa création à son agenda… pas l’inverse.
Et surtout : elle ne se force pas à créer si le mental n’y est pas. Parce que le contenu forcé, ça se voit, ça s’entend, et ça ne dure pas.
👉 Créer du contenu, ce n’est pas produire. C’est s’exprimer.
3. Démystifier le “batching” : non, ce n’est pas obligatoire
Carlota raconte qu’elle a essayé de batcher son contenu pendant plusieurs mois…
Résultat ?
→ ça l’a éteinte,
→ ça l’a stressée,
→ ça a enlevé toute la saveur du projet.
Le batching, ce n’est pas mauvais en soi. Mais ce n’est pas universel : ça ne marche pas avec tout le monde !
Et c’est là un point clé de cet article : pour équilibrer CDI et création de contenu, tu dois trouver un système qui TE ressemble (Ton énergie, ton rythme, tes contraintes, ta réalité etc.).
Pas celle du TikTokeur qui vit du contenu.
Pas celle de la créatrice freelance qui produit 4 posts par jour.
Pas celle du CEO qui ne crée que quand quelqu’un lui écrit ses posts.
Ton rythme à toi et toi seul !
4. Le vrai défi : dépasser le syndrome de l’imposteur (surtout quand on est salarié)
C’est un point que j’adore dans l’épisode :
Carlota raconte que ses premiers posts LinkedIn… c’était COMPLIQUé !
Son premier épisode de podcast ?
→ Stress.
→ Préparation millimétrée.
→ Peur d’être jugée par ses collègues.
→ Et surtout : “Qui suis-je pour prendre la parole ?”
Ce que beaucoup ne disent pas : le syndrome de l’imposteur est plus fort quand tu es en CDI. Pourquoi ?
Parce que :
- tu as un manager,
- tu as des collègues qui te suivent,
- tu as un rôle défini,
- tu as peur de mal représenter ton entreprise,
- tu as peur d’être perçu comme “qui se la raconte”.
Mais voici la vérité : tout le monde te juge moins que tu ne le penses. Et surtout : les gens respectent ceux qui osent.
Carlota ajoute un point essentiel :
→ prévenir son manager crée un espace de confiance.
→ ça sécurise la démarche.
→ ça te permet de créer sans te cacher.
5. L’équilibre passe par une règle simple : créer ce que tu aurais aimé avoir
C’est exactement ce que Carlota a fait avec Product Marketing Stories.
Elle ne s’est pas dit : “Il me faut une stratégie de contenu.” Elle s’est dit :
J’aurais aimé avoir ces ressources quand j’ai commencé.
C’est pour ça que son contenu tient et qu’il lui ressemble et surtout, qu’elle peut le porter en parallèle d’un CDI.
Créer du contenu doit être un acte naturel, pas un fardeau. C’est exactement ce qui permet de :
- tenir sur le long terme,
- éviter le burnout créatif,
- rester cohérent avec ton identité professionnelle,
- développer ta légitimité sans t’inventer un personnage.
L’équilibre ne vient pas du temps que tu as. Il vient du sens que tu mets dans ce que tu crées.
6. Le vrai secret : ne pas être seul·e
Sans surprise. Carlota n’a jamais construit son podcast seule. Elle a :
- une monteuse,
- une graphiste,
- des amis qui relisent,
- une communauté qui donne du feedback.
Ce n’est pas un signe de faiblesse : c’est la preuve qu’un projet peut être personnel… sans être solitaire.
Pour équilibrer CDI + contenu :
→ déléguer,
→ demander de l’aide,
→ s’entourer,
→ échanger,
→ co-créer…
… c’est bien plus important qu’un agenda parfait.
7. La méthode réaliste, en résumé
Pour te donner un cadre simple, applicable :
1. Accepte que l’équilibre parfait n’existe pas.
2. Organise-toi par fenêtre d’énergie, pas par routine imposée.
3. Arrête de te forcer à batcher si ça t’épuise.
4. Dépasse le syndrome de l’imposteur en avançant malgré la peur.
5. Crée un contenu aligné avec ton métier, ton expertise, ton quotidien.
6. Ne fais pas tout seul·e.
Ce n’est pas une méthode qui vise la productivité : c’est une méthode qui vise la longévité.
Parce qu’on ne construit pas une marque personnelle, un podcast ou une routine de création pour trois semaines.
Et pour durer, il faut créer comme un humain, pas comme une machine 🙂
Lancer un podcast ou un média en parallèle de son job : un levier de légitimité professionnelle sous-estimé
Il existe mille manières de développer sa carrière : formations, networking, certifications…
Mais il y a un levier dont on parle encore trop peu : créer son propre média.
Podcast, newsletter, chaîne YouTube, LinkedIn… peu importe le format : quand il est bien utilisé, un média personnel devient un accélérateur professionnel redoutablement puissant.
Et l’histoire de Carlota en est la preuve vivante.
Elle n’a pas lancé Product Marketing Stories parce que “c’était tendance”.
Elle l’a lancé parce qu’elle aurait aimé avoir ce média quand elle débutait.
Parce qu’il manquait un espace où les PMM pouvaient apprendre, se former, se sentir moins seuls.
Parce qu’elle avait quelque chose à dire… et qu’aucun média ne le disait vraiment. Le résultat : en l’espace de 2 ans et demi, son podcast est devenu une référence dans son secteur.
Et sa visibilité, sa crédibilité, sa légitimité professionnelle ont évolué avec.
Voici les 3 leviers essentiels qui expliquent pourquoi un média change une carrière.
1. Un média personnel révèle ton expertise mieux qu’un CV
Quand Carlota lance Product Marketing Stories, elle comble un manque : l’absence de ressources concrètes pour les PMM.
Et c’est précisément ce qui crée un média utile, donc crédible.
Un podcast, une newsletter ou même un fil LinkedIn :
👉 ça met en lumière ce que tu sais déjà faire, mais que personne ne voit.
👉 ça montre ton regard, ton expérience, ta capacité d’analyse.
👉 ça positionne naturellement ton expertise, sans jamais avoir besoin de la “revendiquer”.
Pour un salarié, c’est un avantage immense : tu deviens identifiable, même en dehors de ton entreprise.
2. Créer du contenu te donne de la légitimité… avant même que tu la ressentes
Carlota le dit elle-même : au début, elle ne se sentait pas légitime.
Premier post : stress.
Première interview : stress.
Première introduction : écrite mot à mot.
Mais c’est justement en créant imparfaitement, régulièrement, sincèrement que la légitimité se construit. Les autres commencent à te voir comme une référence avant que toi-même tu t’autorises à l’être.
Ton média personnel n’est pas une vitrine : c’est un espace d’entraînement où ton expertise se renforce à chaque prise de parole.
Tu ne deviens pas expert puis créateur de contenu. Tu deviens expert en créant et tu en profites pour monter en compétence dans des sujets avec ton secteur d’activité (ou non d’ailleurs !). C’est aussi apprendre à mieux raconter son métier, et le copywriting joue un rôle clé dans cette dynamique.
3. Un média ouvre des opportunités qu’un CDI seul ne créera jamais
Grâce à son podcast, Carlota a :
- élargi son réseau (PMM, CMO, VP Product…)
- gagné en visibilité dans tout l’écosystème tech
- créé des collaborations internes et externes
- renforcé son positionnement au sein même de son entreprise
Un CDI te donne un rôle. Un média te donne une voix.
Et cette voix te suit partout, indépendamment des entreprises, des managers, des projets.
C’est ce qui en fait un levier de carrière incroyablement puissant :
👉 ton contenu travaille pour toi, même quand tu ne publies pas.
👉 il t’offre des opportunités que ton emploi n’aurait jamais pu imaginer pour toi.
Devenir rare, même (et surtout) quand on est en CDI
Si tu devais retenir une seule chose de cet article, ce serait celle-ci : tu n’as pas besoin d’être indépendant pour créer du contenu, lancer un média ou développer ta légitimité professionnelle.
Ta rareté ne dépend pas de ton statut : elle dépend de ta capacité à raconter ce que tu fais, à clarifier ton expertise et à oser prendre la parole là où peu de gens le font encore.
L’épisode avec Carlota nous l’a montré sous tous les angles :
- comprendre la différence entre Product Marketing et Growth Marketing,
- trouver un rythme réaliste pour équilibrer un CDI exigeant et la création de contenu,
- utiliser un podcast ou un média personnel comme accélérateur de carrière…
Tout ça, ce n’est pas réservé à quelques profils “qui ont le temps”. C’est à portée de main dès que tu commences à créer depuis un endroit simple : ton métier, ton expérience, tes apprentissages.
La vérité, c’est que ton contenu n’a pas besoin d’être parfait. Il a juste besoin d’être à toi, ancré dans ce que tu sais, ce que tu vis, ce que tu apprends.
Et c’est exactement ça, être rare : créer un espace où tu n’imites personne,
où tu n’entres pas dans un moule, où tu te construis une place qui n’existe nulle part ailleurs.
Alors si tu hésites encore à publier ton premier post, lancer ton podcast ou simplement partager un point de vue… prends l’exemple de Carlota : commence petit, commence vrai et commence maintenant.
🎙️ Et si tu veux entendre toute la conversation, l’épisode complet t’attend. Crois-moi : il va te donner envie d’aller beaucoup plus loin.


