Accueil » Automatisation et Growth : se démarquer dans un monde d’outil

Automatisation et Growth : se démarquer dans un monde d’outil

Découvrez comment automatiser vos tâches marketing sans coder, documenter vos process et booster votre efficacité.

Découvrez comment automatiser vos tâches marketing sans coder, documenter vos process et booster votre efficacité.

Automatiser, c’est gagner du temps. Mais automatiser intelligemment, c’est surtout gagner en clarté, en efficacité… et en rareté.

Dans un monde saturé d’outils no-code, d’agents IA et de promesses de “gain de productivité”, on oublie souvent l’essentiel : l’automatisation marketing n’a de valeur que si elle sert une vraie stratégie de croissance.

J’ai eu le plaisir de recevoir Jérémy François, fondateur de Self Upgrade, un profil hybride entre développeur, growth marketer et architecte d’automatisations. Ensemble, on a parlé de growth automation, de process, de discipline, mais aussi de cette capacité rare à faire beaucoup avec peu.

De ses débuts dans la tech jusqu’à son rôle de Head of Growth, Jérémy a appris à structurer, tester, et automatiser des systèmes entiers sans jamais perdre la dimension humaine. Dans cet échange, il partage ses meilleures pratiques pour :

  • Automatiser sans coder (et sans se perdre dans les outils),
  • Trouver le bon équilibre entre machine et humain,
  • Et documenter ses automatisations pour les transformer en leviers de performance durables.

👉 Si tu cherches à structurer tes process, à gagner du temps sans sacrifier la personnalisation, ou simplement à comprendre comment se démarquer dans un monde d’outils, cet épisode est fait pour toi !

La timeline de l’épisode ⤵️

00:00Présentation de Jérémy François 19:10Origine de son intérêt pour le growth : comprendre le “pourquoi” avant de coder. Lien entre dev, business et stratégie. 25:30Anecdote “fail” : bug d’automatisation qui envoie 100 SMS à la même personne. Gestion de crise et apprentissage. 28:10Expérimentation à succès : prospection personnalisée via levées de fonds → taux d’ouverture 50 %. Importance d’apporter de la valeur. 37:30Sa façon de travailler : organisation, rigueur, exigence, “3 vies” pour ses collaborateurs. Mentalité résultats et clarté 42:50Évolution de sa vision de l’automatisation : du code aux agents IA. Approche pragmatique basée sur les process éprouvés. 50:40Les pièges de l’automatisation : ne pas tout automatiser, tester avant, toujours mapper le process. 55:10Sa méthode pour créer une automatisation de A à Z : mapping → choix des outils → no-code → gestion d’erreurs → tests. 58:40Comment mesurer l’impact d’une automatisation : temps gagné, efficacité et clarté des résultats. 61:00La documentation comme clé de scalabilité : loom, templates, passation claire entre tech et marketing.

Automatisation marketing : comment passer du “faire plus” au “faire mieux”

Tu l’as sûrement déjà remarqué : on vit dans une époque où chaque semaine, un nouvel outil promet de “tout automatiser”.
Un CRM plus intelligent, un agent IA plus rapide, un connecteur plus fluide… Et pourtant, beaucoup d’entreprises se perdent dans la complexité au lieu de gagner en efficacité.

C’est justement ce que Jérémy vient remettre en perspective. Pour lui, l’automatisation marketing ne doit jamais être une fin, mais un levier de clarté.

“Automatiser pour automatiser, c’est créer du bruit. Automatiser pour mieux servir ta stratégie, c’est créer de la valeur.”

L’automatisation, un levier de croissance quand elle sert une vision

On en parle partout : automatiser ses tâches marketing, c’est le “must” du moment.
Mais entre les posts LinkedIn qui te promettent de gagner 10 heures par semaine et les tutos “3 automatisations à copier”, on a vite fait d’oublier une chose essentielle : automatiser n’a de valeur que si ça sert une vision claire de ta croissance.

C’est d’ailleurs le premier point que souligne Jérémy François dans l’épisode.

Automatiser pour automatiser, c’est juste déplacer le problème. Automatiser pour mieux servir ta stratégie, c’est créer de la valeur.

En clair :
👉 L’automatisation marketing ne remplace pas la stratégie. Elle l’exécute plus vite, plus proprement, plus efficacement.
Et c’est là toute la différence entre un growth marketer qui bricole et un growth marketer qui construit.

Quand Jérémy parle d’automatisation, il parle d’un système pensé comme un moteur :

  • Chaque automatisation a une place dans un process global,
  • Chaque workflow est relié à un objectif business mesurable (leads, réactivité, conversion, satisfaction…),
  • Et surtout, chaque automatisation part d’un besoin humain.

Prenons son exemple lorsqu’il travaillait chez Growth Tribe : au lieu de créer des campagnes “classiques”, il a utilisé la data d’intention :
Dès qu’une startup levait des fonds, le système identifiait le bon contact, l’enrichissait, et lui envoyait un message de félicitations accompagné d’un mini audit.
Résultat ? Un taux d’ouverture de plus de 50 %, et des conversations qualifiées qui arrivaient naturellement.

👉 La leçon : l’automatisation devient un levier de croissance quand elle prolonge ton intuition marketing, pas quand elle la remplace.

Automatiser “mieux”, c’est ça : créer des systèmes qui amplifient ton impact, pas qui t’enlèvent ta vision.

Tester, documenter, puis industrialiser

L’un des passages les plus intéressants de l’épisode, c’est quand Jérémy explique sa méthodologie.
Pas de blabla, pas de “stack magique”. Juste un principe simple : tu n’automatises que ce que tu as d’abord testé à la main.

“Normalement, tu automatises ce que t’as déjà éprouvé manuellement. Sinon, tu crées juste de la dette technique.”

Autrement dit : avant d’ouvrir un N8N ou un Make, tu dois comprendre ton process.

  1. Tester manuellement : prouve que la tâche a un intérêt, un impact, et une répétabilité.
  2. Documenter : note le temps que ça prend, les points de friction, les erreurs possibles.
  3. Industrialiser : une fois que ça tourne, là tu passes à l’automatisation.

Ce raisonnement presque artisanal est ce qui distingue les meilleurs growth marketers, car au lieu d’ajouter une couche d’outils, ils commencent par construire une fondation solide.

C’est ce qu’il a fait, par exemple, avec son workflow de génération de devis.
Plutôt que de passer deux heures par prospect à rédiger une proposition, il a créé un process où un agent IA génère automatiquement un devis basé sur une grille tarifaire, puis l’envoie par e-mail.
Chaque étape est testée, mesurée, et documentée avant la mise en production.
Bilan : une tâche qui prenait deux heures est passée à 17 secondes.

Et c’est là que se joue la vraie valeur de l’automatisation marketing :
➡️ Ce n’est pas de remplacer ton travail, mais de supprimer les tâches sans valeur pour te concentrer sur celles qui créent la croissance.

Autrement dit : “Faire plus” est une question d’énergie.
Mais “faire mieux”, c’est une question de système.

Trouver le bon équilibre entre automatisation et personnalisation

Si tu passes ta vie à automatiser, tu risques d’oublier pourquoi tu le fais.
Et si tu refuses d’automatiser, tu risques d’être dépassé.
Entre les deux, il y a le vrai jeu : celui du juste équilibre : celui où la technologie te permet de faire plus humainement à grande échelle.

C’est un sujet que Jérémy aborde avec beaucoup de nuance dans l’épisode.
Parce que derrière son côté très “tech” et “process”, il y a surtout une conviction forte : l’automatisation n’a de sens que si elle amplifie la relation humaine, pas si elle l’efface.

Automatiser ne veut pas dire déshumaniser

“Automatiser” est un mot qui fait encore peur à beaucoup.
Certains y voient une machine froide, d’autres une perte de contrôle. Pourtant, comme le dit Jérémy :

L’automatisation, ce n’est pas remplacer l’humain, c’est lui permettre de se concentrer sur ce qu’il fait le mieux.

Et c’est là que se trouve la clé : tu n’automatises pas pour aller plus vite, tu automatises pour aller plus juste.
Ce qui veut dire :

  • Supprimer les tâches répétitives et sans valeur (reporting, relances, nettoyage de données…) ;
  • Conserver les moments qui demandent du jugement, de la sensibilité ou de la créativité ;
  • Utiliser la data non pas pour “remplacer” la communication humaine, mais pour la nourrir.

Prenons l’exemple de sa prospection automatisée basée sur les levées de fonds :
Oui, tout le système est automatisé : détection, enrichissement, envoi d’un message.
Mais le message, lui, reste profondément humain : une vraie félicitation, un diagnostic utile, une invitation à échanger.

Et c’est pour ça que ça marche : parce que la valeur perçue est authentique, même si le système est automatique.

La personnalisation à grande échelle, c’est possible (et c’est là que tu deviens rare)

L’un des plus grands défis des marketers d’aujourd’hui, c’est de réussir à être personnel… à grande échelle et sur du volume.
Et c’est exactement ce que le growth automation permet de faire, si tu le construis intelligemment.

Tu peux, par exemple :

  • Envoyer des séquences d’e-mails hyper ciblées basées sur le comportement d’un prospect (tracking, CRM, sur le comportement de ta cible etc.),
  • Créer des messages personnalisés selon les pages visitées, la source d’acquisition ou ton persona,
  • Générer automatiquement des contenus contextualisés via des agents IA reliés à tes données internes.

Mais la vraie rareté ne vient pas de la technique.
Elle vient de ta capacité à penser comme un humain, tout en agissant comme une machine bien réglée.

“La tech, c’est juste l’extension de ton intention.”

L’intention d’aider, d’apporter de la valeur, de comprendre le besoin de ton audience : ça, tu ne peux pas l’automatiser. Mais tu peux cependant créer des systèmes qui la diffusent plus loin, plus vite, plus efficacement.

L’erreur la plus fréquente : confondre gain de temps et perte de sens

Quand on commence à automatiser, la tentation est forte : tout brancher, tout scaler, tout standardiser. Mais chaque automatisation mal pensée dégrade ton expérience utilisateur.

Jérémy en parle à travers un de ses échecs les plus marquants : ce workflow qui envoyait une centaine de SMS par erreur à une même personne, à cause d’une mauvaise configuration.
Résultat : de la gêne, un client agacé, et une belle leçon.

Automatiser sans cadre, c’est comme déléguer sans brief.

Et c’est exactement là que se situe le danger : croire que la technologie fera le tri à ta place. Alors qu’en réalité, c’est ta pensée marketing qui doit guider la machine, pas l’inverse.

👉 L’automatisation doit t’alléger, pas t’anesthésier.
👉 Elle doit te rapprocher de ton audience, pas te faire perdre la finesse de ton discours.

Vers un growth marketing plus humain

Quand on parle de growth marketing, on pense souvent à performance, data, funnels et automatisations sophistiquées.
Mais au fil de la conversation, Jérémy remet un concept fondamental sur la table : le growth marketing, c’est avant tout une affaire d’humains et de comportements.

“Tu peux avoir tous les outils du monde, si tu comprends pas les gens, tu feras pas de croissance.”

C’est une phrase qu’il répète souvent, et qui résume bien le virage actuel de notre métier.
On est passé d’un marketing d’exécution à un marketing de discernement :

  • savoir quand automatiser,
  • quand intervenir personnellement,
  • et comment garder une voix cohérente entre les deux.

Parce que la vérité, c’est que l’automatisation ne remplace pas l’instinct, elle le rend actionnable.
Un bon growth marketer ne se contente plus d’automatiser des séquences ; il conçoit des expériences augmentées : des systèmes capables de détecter les bons signaux et d’y répondre de façon pertinente.

C’est exactement ce que Jérémy évoque quand il parle d’agents IA verticalisés : des intelligences capables d’agir dans un contexte précis, parce qu’elles ont été nourries par l’expertise et le regard humain.
Tu ne délègues pas ton cerveau à la machine, tu lui transmets ta méthode, ton style, ta vision.

Et cette symbiose, c’est ce qui fait la différence entre une automatisation “froide” et une automatisation rare.

Prenons un exemple concret :
Jérémy raconte comment il aide un client industriel à automatiser la création de devis complexes.
La machine s’occupe de récupérer les infos techniques, d’interroger les fournisseurs et de rédiger une première version.
Mais la validation finale reste humaine.
Pourquoi ? Parce qu’elle nécessite une intuition que l’IA n’a pas : comprendre le contexte, le ton du client, la valeur stratégique du deal.

👉 Et c’est là que le growth marketing humain prend tout son sens : Tu utilises la technologie pour décharger ton cerveau des tâches mécaniques, pas pour lui voler sa place dans la réflexion.

Du process à la performance : comment documenter et mesurer ses automatisations

Automatiser, c’est bien.
Mais si tu ne sais pas comment ça fonctionne, pourquoi tu l’as fait, et ce que ça te rapporte, tu ne fais que déporter la complexité ailleurs.

C’est là que la majorité des marketers se plantent : ils créent des automatisations “magiques”, mais impossibles à maintenir, à faire évoluer ou à transmettre.
Résultat : le jour où un outil change d’API ou qu’un collaborateur quitte l’équipe, tout s’écroule.

Et c’est précisément pour éviter ce chaos que Jérémy insiste sur deux piliers essentiels du growth automation :
👉 documenter, pour rendre ton système lisible,
👉 mesurer, pour prouver qu’il sert vraiment ta croissance.

Documenter : transformer ton automatisation en système durable

Tu veux savoir ce qui tue la majorité des automatisations marketing ?
Le manque de documentation.

“Documenter, c’est pas juste pour les autres. C’est pour moi dans 6 mois, quand j’aurai oublié, comment j’ai fait.”

Et c’est là toute la différence entre un process qui dure et un process qui s’effondre à la première mise à jour d’API.

Documenter, ce n’est pas recopier ton workflow.
C’est expliquer pourquoi il existe, ce qu’il sert, et comment le maintenir.

Concrètement, tu peux t’inspirer de la méthode de Jérémy :

  • Objectif clair : pourquoi cette automatisation existe ? (ex : “réduire le temps de génération d’un devis de 2h à 10 min”).
  • Étapes décrites : chaque nœud, chaque action doit être compréhensible par un tiers.
  • Outils impliqués : note les dépendances, API clés et déclencheurs critiques.
  • Historique : garde la trace des bugs et améliorations (pourquoi tu les as faits, et ce que tu as appris).

💡 Il utilise pour ça des “fichiers de vie” dans Notion : un template simple avec capture du workflow, contexte business, et indicateurs avant/après.

Et au-delà de la méthode, il y a un état d’esprit :
documenter, c’est une preuve de rigueur.
C’est la base d’un growth marketing professionnel, transmissible, et surtout scalable.

Mesurer : prouver que ton automatisation crée de la valeur

La deuxième clé, c’est de mesurer l’efficacité de tes automatisations.
Parce que sans données, tu ne fais que “croire” qu’elles fonctionnent.

Jérémy a une approche très pragmatique là-dessus :

“Je mesure juste le temps que ça me prenait avant, et le temps que ça me prend maintenant.”

Pas besoin de 10 dashboards. Ça peut se retranscrire de cette manière :

  • Avant : combien de temps / d’énergie / d’erreurs pour accomplir la tâche manuellement ?
  • Après : combien de temps depuis que c’est automatisé ?
  • Impact : qu’as-tu gagné (temps, qualité, productivité, clarté d’esprit) ?

Exemple concret :
Son système de génération d’audits automatiques est passé de 30 minutes à 17 secondes.
Mais ce n’est pas juste du “gain de temps”.
C’est du temps réinvesti : pour créer, itérer, échanger avec ses clients.

Et c’est là que la mesure rejoint le sens.
Parce que dans l’automatisation, le vrai KPI n’est pas le nombre de workflows actifs, c’est le nombre d’heures de valeur récupérées.

Mesurer, c’est aussi une manière d’affûter ton process. Chaque donnée te montre où ça coince, ce qui peut être amélioré, et ce qui mérite d’être amplifié.

en gros, Automatiser pour se démarquer, c’est aussi révéler ta rareté

Automatiser, ce n’est pas faire moins. C’est apprendre à faire mieux.

Ce que montre Jérémy François dans cet épisode, c’est que la vraie puissance du growth automation ne réside pas dans les outils, mais dans la façon dont tu penses tes systèmes. Une automatisation bien pensée n’est pas une machine froide : c’est un prolongement de ton intelligence, de ton intention, et de ta vision.

Tu ne gagnes pas seulement du temps, mais aussi en lisibilité, cohérence et en la liberté mentale pour te concentrer sur ce qui crée vraiment de la croissance : les idées, les relations, les décisions qui comptent.

👉 C’est là que se trouve ta rareté : dans ta capacité à utiliser la technologie sans t’y dissoudre. À faire cohabiter l’efficacité de la machine et la sensibilité de l’humain.

Rejoignez la conversation